• Une dernière remarque sur ce qui se passe en ce moment au Vatican.
    Comme chacun sait, de 2 à 3 millions de pèlerins sont en ce moment même à Rome pour assister aux funérailles du Pape. La population de la ville étant d'un peu plus de 2 millions, je vous laisse imaginer comment étaient les rues ce matin dans la zone de San Pietro...
    J'ai vu hier dans la presse des photos aériennes impressionnantes : 5 kilomètres de queue (jusque sur les ponts du Tibre), de 14 à 18 heures d'attente pour rentrer dans la basilique...
    Ce matin, je ne me suis pas levée parce que mon resto fermait, comme tous les commerces et accueils publics de la ville. J'ai toutefois entendu toutes les cloches de Rome sonner à l'unisson, et couvrir ainsi le son des dizaines hélicoptères qui investissent le ciel depuis quelques jours.
    J'ai aussi lu dans le journal la chronique d'un type qui s'insurgeait contre ceux qui critiquent les Romains pour leur soi-disant mauvais caractère et leur inhospitalité légendaires. J'ignorais que les Romains avaient cette réputation, c'est sans doute une critique formulée en comparaison avec les habitants des autres provinces d'Italie. Ceci dit, le journaliste semblait passablement énervé, au regard de ce qu'endurent les Romains en ce moment. On peut le comprendre : ils accueillent tout ce monde d'un seul coup et sans broncher, acceptent de voir leurs routes barrées, leurs transports en commun complètement réorganisés et leurs rues envahies par l'armée. Monsieur le journaliste je suis d'accord avec vous : vivent les Romains !

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  • Hier soir, je suis allée au théâtre Eliséo, cette fois-ci en tant que spectatrice. Mon pote barman Nicola m'avait dégotté des places à prix ultra réduit, alors j'en ai profité pour venir avec mes deux colocs de choc. A l'affiche : Prova a chiamarmi (Essaye de m'appeler), une adaptation italienne délirante du film Denise au téléphone, cette comédie américaine vieille de 10 ans qui traite des relations exclusivement téléphoniques entre de jeunes Newyorkais.
    On a franchement bien ri. C'était rythmé, bourré d'humour et drôlement bien joué. Comédien, franchement quel métier ! Je sais, en disant cela je continue de m'enfoncer dans la banalité et les lieux communs, comme l'ont prouvé certains posts de ce blog (du genre : prof c'est vraiment une vocation !... ou encore : pour travailler dans le commerce et être performant, faut avoir la fibre...). Mais là vraiment, à chaque fois que je vais voir un spectacle et que j'ai en face de moi des comédiens interprétant des rôles en direct live (ce qui semble normal pour du théâtre... maintenant Sylviette ferme-la...), je me dis que c'est un métier merveilleux et surtout beaucoup de travail, pas seulement quelque chose d'inné ou qui vient naturellement.
    L'avantage de voir une pièce de théâtre, quand on est à l'étranger et qu'on ne maîtrise pas la langue, réside dans la facilité de compréhension des textes. Un comédien est sensé interpréter son rôle en parlant de manière distincte et parfaitement compréhensible. J'étais donc toute contente (ouaf !) de pouvoir tout capter et profiter du spectacle comme tout le monde.

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  • Voici le texto que j'ai reçu ce matin sur mon téléphone portable (attention les yeux je traduis) : "Si tu vas à Rome pour l'hommage au Pape, utilise les moyens de transport collectif. Prépare-toi à des files organisées mais très longues. Chaud de jour, frais de nuit. Pour plus d'infos XXXradio".
    Expéditeur : non pas un numéro du style 150 ou 999, mais l'intitulé Protection civile...
    Tous les cellulaires seraient donc configurés pour pouvoir recevoir ce genre d'alertes du gouvernement ?
    Et, s'il vous plaît, qui rédige le texte ?!? Le collectif des revendeurs de sous-pulls Dammart ?
    Arf arf, j'arrête là. M'en fous vendredi j'y serai pas (et je dormirai comme une masse, vu que tout est fermé).




    Photo de Sylviette

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  • Je recconnais que je suis assez bucolique en ce moment. Quand je relis mon blog, je me trouve même un peu bébète... Mais quelque part c'est pas plus mal !
    Responsabilités zéro, ça me va très bien pour le moment.

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  • Ca m'a turlupiné toute la journée. Mon ancienne prof d'italien, qui a répondu à mon mail de « come back » il y a quelques jours, m'a parlé d'une de ses ex-élèves vivant comme moi à Rome. Il se trouve qu'en lisant le nom de ladite personne je me suis rendue compte que je la connaissais : elle était dans ma classe à l'époque. Mais qu'est-ce qu'elle fait là ? Depuis quand ? Je ne me rappelais pas qu'elle avait une passion particulière pour l'Italie, Rome encore moins.
    Dévorée par la curiosité, j'ai tapé son nom sur google et j'ai découvert qu'elle avait écrit quelques piges pour des sites de ciné en italien. Ca m'a sciée en deux, et j'ai eu envie de reprendre contact avec elle. Mais comment ? Où trouver son numéro de téléphone, son mail ? C'est là que le sort (le destin ?) est intervenu.
    J'en parle à Luigi, qui trésaille lorsque je lui dit le nom de la demoiselle. Un nom particulier, un peu américain. Ca ne serait pas la Française qui est venue en octobre pour visiter l'appartement, au moment où il manquait une colocataire ? Je me dis qu'il ne faut pas exagérer, certes elle a un nom peu commun, mais quand même, ça ne peut pas être la même.
    J'en parle ce soir à Emanuele, mon 2e larron de coloc, qui trésaille lui aussi. Après discussion sur l'aspect physique de la nana, tout perturbé, il me convainc qu'il s'agit bien de la personne qu'ils avaient rencontrée en octobre pour l'appart. Il cherche dans ses archives de mail et retrouve son message, vieux de 5 mois, dans lequel elle propose un RDV pour une visite. A la fin, un numéro de portable. Sans déconner, je pourrais être détective privé.
    Face à notre excitation grandissante, j'appelle à ce numéro. Je tombe sur une nana, je lui demande si c'est bien celle que je crois qu'elle est... et oui, c'était bien elle ! Evidemment elle ne s'y attendait pas et était un peu déroutée, mais elle ne semblait pas mécontente. On a un peu papoté, puis je lui ai proposé qu'on se voit demain soir, afin de parler plus longuement (je voyais mon crédit téléphone défiler à vitesse grand V).
    Décidemment, comme le monde est petit ! On n'était pas spécialement amies au lycée, mais on ne se détestait pas non plus. On ne s'est plus jamais revues, et là, boom, on se retrouve dans le même pays, dans la même ville, et on reprend contact ! Je crois rêver. J'ai hâte de voir à quoi elle ressemble aujourd'hui.

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