• J'ai reçu une invitation impersonnelle par mail pour une soirée un peu trendy demain soir. Je n'ai pas été sollicitée par hasard, vu que la fete aura lieu chez un pote italien que j'ai perdu un peu de vue depuis que j'habite à Rome (paradoxalement), et qui a du m'ajouter dans sa liste parmi tant d'autres personnes. Le flyer dit qu'il y aura des "beautiful people" issus du monde de la mode, des arts et des affaires, ce qui s'explique par le fait que l'ami en question est producteur dans la musique.

    Mon premier réflexe a été la répulsion : ce n'est pas une soirée pour moi, je déteste la branchitude (OK j'ai des Converse, mais elles sont sales...) et surtout je ne vais pas savoir où me mettre, ça va etre l'angoisse ! D'un autre coté, j'avoue que c'est assez alléchant : il y aura plein de gens exerçant des métiers qui me fascinent (des photographes ?), je pourrai grapiller quelques contacts ou pistes intéressantes de travail, et puis ça sera une nouvelle expérience de soirée à Rome. Alors je fais quoi : j'y vais ou pas ?

    Parce qu'il faut dire que je me poserais moins la question si ça se passait près de chez moi ! C'est dans le Nord de Rome, sur la Cassia, à perpèt' quoi ! Je saurais comment y aller en bus, mais pour rentrer ? En plus je suis fauchée comme les blés, ça va donc etre dur de ramener une bouteille et de entrer en taxi... J'hésite à proposer à des amis de venir avec moi, parce que je ne supporte pas l'idée qu'ils pensent que les sollicite pour ne pas y aller seule, aussi parce que je ne vois pas qui, autour de moi, serait intéressé par une soirée de ce genre.

    Taintaintain... Une nouvelle épreuve !
    Vous remarquerez comme les enjeux relatés dans mes posts vont en diminuant... On s'exhalte avec ce qu'on a !


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  • Travailler dans un théâtre a vraiment quelque chose de magique. Quel que soit son métier d'ailleurs ! Dans ma position, je vois vraiment tous les univers du spectacle : l'entrée des spectateurs dans la salle lorsque je suis au bar, les agent qui fourmillent aux commandes de l'administration lorsque je travaille au bureau, la préparation des comédiens lorsque je viens frapper à la porte de leur loge pour prendre leur commande...

    Il y a quelques jours, je suis allée voir l'un des spectacles proposés au Piccolo Eliseo (la deuxième salle, plus petite). Mis à part le plaisir et les sensations éprouvées face à la qualité et la réussite de la pièce, j'étais vraiment émue de voir jouer des gens que je cotois tous les jours, lorsqu'ils sont sans maquillage ni artifices. Entre Lorenzo (la star) qui m'ouvre la porte en peignoir, Federica qui me parle avec ses cinq noix de fond de teint pas encore étalées sur le visage, Fulvio qui veut me faire peur en menaçant de renverser mon plateau... Bah, c'est rigolo quoi.

    En ce moment il y a un spectacle adapté d'une oeuvre de Shakespeare, un grosse production menée par une compagnie nombreuse et exclusivement masculine. Au début, quand j'allais prendre leurs commandes dans les loges une demi-heure avant leur entrée sur scène, c'était assez intimidant. Le fait que je sois française, de plus, a le chic d'attirer l'attention sur moi dès que j'ouvre la bouche. Pourtant, je me suis vite laissée ennivrer par le délire qui règne dans ces lieux. Entre ceux qui font des pompes dans le couloir pour s'échauffer, ceux qui travaillent leur voix grâce à des vocalises, les tonnes de costumes hyper colorés éparpillés partout... j'ai à chaque fois l'impression de pénétrer dans le monde d'Alice aux pays des merveilles. Il y a même un nain qui surgit toujours maquillé comme une voiture volée ! Un joyeux bordel qui n'a évidemment rien à voir avec la sage administration publique dans laquelle je travaillais, vissée devant mon ordinateur, il y a encore un an.

    Comme ça fait bizarre de passer d'une vie à une autre, puis se rappeler ce que l'on a laissé comme si on l'avait rêvé !

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  • J'ai trouvé une petite boutique de produits alimentaires français "délicats", genre terroir. Je me suis achetée des petits fromages. Je sais, ça ne va pas avec mes résolutions précédement énoncée, mais la tentation était trop forte !
    Ce soir, je m'envoie un saint marcelin, du saint nectaire fermier et une autre merveille dont je ne me souviens plus le nom... En un mot : le bonheur d'une expatriée !

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  • A Florence, j'ai vu...
    - des vélos partout
    - une tranquilité déroutante
    - des vaches folles à tous les coins de rue
    - des Chinois
    - de belles pierres et de jolis murs
    - le plus beau pont du monde
    - peu de personnes âgées
    - des rues désertes après 20h !

    Et surtout, j'ai goûté...
    - du Chianti, et rien d'autre
    - la meilleure viande à la florentine de toute l'Italie
    - une soupe exquise : la ribollita !

    Photo de Sylviette

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  • Demain, je pars pour Florence. Je n'ai pas une lire (comme ils disent ici...) mais tant pis, j'avais envie de faire un break, ailleurs.
    Mardi j'enchaînerai avec Siennes, petite ville universitaire de la Toscane, avant de revenir prendre mes habitudes ici.
    Je vais commencer à travailler le matin, pour ouvrir le bar du théâtre lors du spectacle des enfants. Puis je vais peut-être enfin songer à prendre un abonnement à la piscine, histoire de limiter les dégâts des sandwichs, adoptés comme nourriture unique depuis plus d'un mois.

    Dans quelques jours, cela fera un mois que je vis à Rome.


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