• J'ai l'impression de revivre la période de mes premières semaines à Rome.



    J'ai accepté de reprendre l'aide aux devoirs avec les mêmes gamins que l'année scolaire précédente, à la demande express de la famille. Sauf que cette fois-ci, j'ai bien pris soin de préciser que j'étais à la recherche d'un emploi et que je ne faisais cela que pour les dépanner en attendant qu'ils trouvent une nouvelle bonne poire. Ca ne devrait pas durer plus de deux semaines, mais c'est toujours un peu de fric de gagné.




    Autre élément de déjà-vu : j'ai été convoquée à un entretien d'embauche qui aura lieu demain matin. J'ai en fait répondu à une annonce sur internet, pour un poste de secrétaire au sein d'une entreprise multinationale. Ils m'ont aussitôt contactée, et j'avoue que ça me met du baume au coeur. Evidemment rien n'est gagné, et en plus c'est un peu loin, en banlieue de Rome. On verra bien ce qu'ils proposent.

    Je dois avouer aussi compte que cette nouvelle épreuve me stresse un peu, et sincèrement, ça faisait bien longtemps ! Finalement, malgré mes expériences, je me rends compte que j'ai toujours autant d'adrénaline à chaque nouveau rebondissement... 




    Enfin, le bar du théâtre Eliseo m'a appelée pour leur filer un coup de main lors de la Notte bianca du 17 septembre (l'équivalent de la Nuit blanche parisienne). 




    C'est donc reparti !


    4 commentaires

  • On commençait à s'ennuyer sur ce blog. La dolce vità, la bouffe par ci, les balades par là... Pfff, à quand de nouvelles péripéties ? 

    Et bien il y a quelques jours, je suis me suis rendue comme d'habitude chez les enfants pour l'éternelle aide aux devoirs de 5 à 7. Cette fois-ci, surprise : pas de cris de désespoirs, de gestes de rébellion ou de moue boudeuse... pas même un gosse en vue ! Ils étaient tous partis en week-ends avant l'heure (la chance !), et c'est le papa qui m'a ouvert.<?xml:namespace prefix = o />Je ne le vois quasiment jamais : c'est l'homme de l'ombre, le travailleur solitaire, celui qui fait tourner la machine, caché dans son immense bureau. Il dirige un quotidien régional italien, et travaille la plupart du temps de chez lui, dans un espace aménagé au sein de son immense demeure. Ses seules épaules suffisent à faire vivre sa femme et ses quatre enfants, à les pourvoir d'un niveau de vie très largement au-dessus de la moyenne et à faire tourner des biens immobiliers à travers l'Europe. Bref, c'est quelqu'un qui a bien mené sa barque, gagne un max de pognon, le fait fructifier intelligemment et qui, bien que ne la voyant pas souvent, consacre beaucoup d'attention (et d'argent) à sa famille.

    Je le rencontre donc sur le pas de la porte, moi en jean T-shirt fluo baskets, lui en costume gris intimidant. Il se renseigne auprès de son personnel de maison, qui l'informe que les gosses sont partis (merci pour moi) et que l'enveloppe avec mon argent de la semaine m'attend sur la table dans l'entrée. Puis il commence à me faire la conversation.

    Il me raconte qu'il est tombé sur mon CV, qu'il a ainsi découvert que j'étais diplômée du Celsa (école Ôooo combien prestigieuse...) et que j'avais bossé plusieurs années comme rédactrice. Puis il m'explique qu'il emploie une secrétaire qui se charge de la partie « journal », ainsi qu'une deuxième secrétaire qui, elle, s'occupe plutôt de la partie « famille ». Après 35 ans de bons et loyaux services, elle a exprimé le souhait de prendre sa retraite, alors lui, en panique, cherche quelqu'un pour la remplacer à la rentrée et. Et devinez à qui il a pensé... et oui, à ma bonne vieille pomme !

    Ma première réaction a été de penser : « quelle plaie, ce n'est vraiment pas un job pour moi ». Veiller au budget de la famille, gérer les biens immobiliers, organiser les voyages et les vacances des parents comme des enfants, s'assurer que les contrats d'assurance et les visites médicales sont à bien à jour, que les employés sont payés et que toutes les questions matérielles sont réglées... Bref, un job d'intendante, au cœur de l'intimité d'une famille ; bonjour l'excitation au quotidien.D'un autre côté, et c'est une réflexion que j'ai eu après-coup, c'est peut-être une belle opportunité. Si ce type me propose de me donner comme ça les clés de sa maison, c'est que le travail que j'ai effectué auprès de ses enfants, ainsi que mes compétences sur le papier, lui ont donné envie de me faire confiance. Sachant que c'est une pointure dans le monde de la presse et que ce créneau m'intéresse, qui sait si un jour il ne me proposera pas quelque chose qui soit plus dans mes cordes ? En travaillant pour quelqu'un comme lui, je rencontrerai peut-être des journalistes, des rédacteurs, des photographes... De plus, le job proposé est à mi-temps, excepté deux après-midi travaillé, ce qui me laisserait tout le temps souhaité pour continuer mon petit train de profiteuse de vie. Un détail qui, pour moi, a son importance !

    Après, il faut voir combien c'est payé... Si le salaire tient la route, en d'autres termes, s'il me permet de ne pas baisser voire d'augmenter mon niveau de vie actuel, j'aurais peut-être tout intérêt à signer. Et puis, mine de rien, je passerai d'un travail manuel de serveuse à un taf plus administratif, ce qui marquera une nouvelle étape dans ma fulgurante ascension professionnelle à Rome. Donc quand je verrai le papa de Pietro e Natalie, je lui en reparlerai.

    Qui sait, je suis peut-être sur le point d'entamer l'une des expériences les plus enrichissantes de ma vie romaine.

    Photo de Sylviette


    6 commentaires

  • C'est finalement quand on s'y attend le moins qu'on a le plus de chance de trouver ce qu'on cherche, non ? La semaine dernière j'ai parcouru toute la ville à pied et lâché des dizaines de CV, en vain. Ensuite est venu le temps du découragement, où j'ai subitement eu envie de prendre des vacances. De ne plus rien foutre quoi.
    Et il y a deux jours, j'apprends par un ami qu'un bar tout mignon du Trastevere cherche une nenette pour travailler à l'heure du déjeuner. Ca s'appelle le Bros, j'y ai fait un saut il y a une heure, afin de me présenter. J'ai été immédiatement engagée ! Je commence mardi !
    Je suis enchantée, parce que ça correspond à ce que me proposait le Wine Time (qui ne m'a finalement pas engagée), et c'est dans un quartier super sympa ! Je vais travailler du lundi au vendredi de 11h15 à 15h. Les week-ends libres et du temps pour toutes les autres choses !
    J'aurai pu attendre demain pour le bloguer, mais là c'est plus fort que moi, j'ai vraiment besoin de l'écrire et de me défouler.
    Quel pied. Pourvu que ça me plaise ! Je ne veux plus courir.

    votre commentaire
  • J'ai un entretien dans une demi-heure pour un poste de vendeuse dans une boutique de fringues. C'est juste à côté de la place d'Espagne, l'un des quartiers les plus beaux et luxueux de la ville.
    Ils m'ont appelée suite au Cv que j'ai laissé lundi... je savais que ça allait marcher !
    On va bien voir ce que va donner cet entretien. J'espère que je pourrai m'arranger sur les horaires, j'aimerais travailler à temps partiel et continuer à m'occuper de mes petits monstres le soir après l'école...
    La suite bientôt !

    2 commentaires
  • Hier, journée productive. J'ai vu les gars du bar, qui m'ont remis un planning pour les deux prochaines semaines. Au programme : du travail presque tous les soirs, donc un salaire assuré pour le loyer.
    Je me suis ensuite promenée dans le centre historique –il faisait un temps splendide, il était temps- afin de guetter la moindre affichette « recherche serveuse » ou « recherche vendeuse » sur les vitrines des magasins. J'ai pu lâcher quelques CV et ainsi me donner bonne conscience.
    Enfin, j'ai dîné avec Elodie et Alessandro dans leur pizzeria fétiche située près du Vatican. Le patron, très copain avec Alessandro, compte parmi sa clientèle quelques hommes d'affaires et avocats avec lesquels il entretient d'excellentes relations. Pour la petite histoire, j'étais déjà venue manger là il y a trois mois, alors que je m'étais mis en tête du trouver du boulot à Rome avant de m'y installer. Ledit patron avait un peu flashé sur moi (sans doute pas habitué aux métissages) et s'était assigné pour mission de m'aider coûte que coûte. Donc hier, quand on se revoit pour la deuxième fois, il devient tout rouge et m'explique qu'il a fait un peu de publicité pour moi auprès de ses clients. Il aurait même récupéré mon CV auprès d'Alessandro afin de le diffuser ! Notamment à un avocat, qui travaille avec des Français et qui pourrait peut-être avoir besoin de quelqu'un dans mon genre. Je ne me fais pas d'illusion, mais la démarche m'a beaucoup touchée. J'en ai profité pour donner à Salvatore (c'est le nom du restaurateur) d'autres CV fraîchement imprimés. C'est comme ça que ça marche ici, après tout !
    Après cinq ou six Lemoncelli offerts par la maison, je suis rentrée tout joyeuse et satisfaite de ma journée. Pour couronner le tout, j'ai eu un message d'Elena, mon étudiante italienne, qui m'annonçait qu'elle avait réussi son oral de Français les doigts dans le nez... J'étais sur le cul et en même temps ravie. Le genre de nouvelles qui n'a pas grande incidence mais qui rend tout de même plus léger.

    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique