Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Partie

Les niouzes d'une expatriée à Rome

J'hallucine | 28 janvier 2005

Désolée mais là il faut vraiment que je le crie à la terre entière : J'HALLUCINE !
La boîte média truc que j'ai vue en entretien mercredi matin vient de me rappeler pour un nouveau rendez-vous lundi matin. Vous y croyez, vous ? J'ai baragouiné trois mots d'italien, fait deux blagounettes, et voilà ! S'ils me proposent le poste, je pense que je vais accepter. Je pense que je ne vais pas en dormir de la nuit.
Autre chose : l'entretien foireux d'hier soir avec le gars des hôtesses du théâtre... et bien ils m'ont rappelée eux aussi ! Je fais une séance d'essai lundi soir. Je ne sais pas si j'accepterai de bosser pour eux par la suite, mais je suis ouverte à toute expérience !

Une copine m'a dit que j'avais le cul bordé de nouilles et que c'était sans doute pour ça que j'étais en Italie... oh oh...

Publié par sylviette à 13:22:42 dans Comment je m'y suis prise (et j'ai eu du pot !) | Commentaires (3) |

« Ne mets pas tes mains sur la porte, ou tu risques de te faire pincer très fort » | 28 janvier 2005

Notre bon vieux lapin rose du métro parisien ne se doute pas de la portée de son conseil. Ici aussi, gare aux mains !
Je descends dans la station Repubblica pour rentrer chez moi. J'arrive au moment où le métro est encore à quai. Ici pas de signal sonore dissuasif, juste une pauvre lumière clignotante. Je vois les portes du métro se fermer tout doucement, je me dis alors qu'il faudra attendre un moment avant le prochain, et qu'il me suffit de me glisser dans le wagon à vitesse grand V. Après tout, ces portes sont bien molles, on doit pouvoir les ralentir. Je vais pour glisser mes deux mains entre les portes, imaginant qu'ainsi je pourrai les écarter à la simple force de mes poignets. Sauf que le métro romain n'est pas le parisien : quand ça ferme, c'est pour de bon. Je me suis retrouvée les deux mains coincées, la porte pratiquement fermée et le train commençant à partir. Imaginez-vous : moi, très digne, en talons et petit sac à main, courant comme une dératée le long du wagon, mes doigts frétillants dépassant à l'intérieur... heureusement, une âme charitable m'a aidée à sortir mes mains, la porte s'est subitement rouverte, et j'ai pu monter à bord.
« Ne mets pas tes mains sur la porte, ou tu risques de te faire pincer très fort » (j'ai encore la main droite gonflée).
Mais d'ailleurs... pourquoi un lapin rose ?

Publié par sylviette à 11:21:08 dans Quelle galérienne quand même ! | Commentaires (1) |

Dire ou ne pas dire, telle est la question | 28 janvier 2005

Au bout de bientôt deux mois, je pense avoir fait des progrès en italien. J'acquiers chaque jour un peu plus de vocabulaire, mon discours est plus fluide, et les gens me le font remarquer.
Mais j'ai un problème : la compréhension. Selon l'accent, la rapidité et l'expressivité de mon interlocuteur, je peux parfaitement comprendre comme ne rien piger du tout.
Quand il s'agit d'un mot ou d'une expression, je demande qu'on répète. Mais quand c'est toute la phrase ou tout le discours qui m'échappe, je laisse courir en espérant me rattraper après, avec le contexte ou la conclusion. C'est une question d'intuition et de bon sens : on le sent quand quelqu'un énonce une affirmation ou vous pose une question. On a repéré des mots et tournures connus, l'esprit s'active et émet des hypothèses de sens, on mise et on tente une réponse. Mais parfois on se plante, et là on demande humblement de répéter.
Jusqu'ici j'ai pu donner l'impression de quelqu'un qui maîtrise relativement la langue. L'entretien d'embauche de mercredi matin me l'a prouvé une fois de plus : je n'ai pas tout capté, cependant mes interlocuteurs n'y ont vu que du feu. Ah ah ! I am the queen of the world !!!
Sauf que hier soir, j'ai été démasquée. J'ai rencontré le chef suprême des hôtesses d'accueil (ouvreuses en fait) du théâtre dans lequel je bosse. Alberto, un chic type du staff d'accueil avec qui j'ai bien sympathisé, avait entendu parler d'une création de poste et m'avait gentiment mise sur le coup, en organisant un petit entretien avec le boss. Il a commencé à me présenter le job, j'ai pris l'une de ses questions pour une autre et j'ai répondu complètement à côté. Quand j'ai vu sa tête j'ai compris, mais c'était trop tard. Je ne sais pas si pour le job c'est grillé (ils doivent en discuter ce week-end), mais pour la crédibilité ça l'est.

Faut-il le signaler à chaque fois qu'on ne comprend pas, limiter ainsi les dégâts de compréhension mais risquer, à force, de passer pour une nulle (surtout lors d'un entretien d'embauche) ? Ou faut-il feinter, miser sur sa vivacité d'esprit et se lancer sans filet, bref, bluffer tout le monde au risque de se planter ?
...

Publié par sylviette à 11:00:27 dans Quelle galérienne quand même ! | Commentaires (0) |