Je pensais commencer janvier avec deux jobs. Finalement, je n'ai que deux petites activités très largement insuffisantes. Ne vous inquiétez pas, mon enthousiasme n'est pas tombé pour autant ! Seulement, je me dis que tout n'est pas si simple (enfin !) et qu'il va falloir que je me secoue rapidement si je veux être en mesure de continuer à vivre ici.
Le job au bar du théâtre, c'est vraiment sympa. Ca paye raisonnablement (7 euros de l'heure non déclarés, j'ai vu pire) et c'est plutôt plaisant. Seulement voilà, on ne me propose pas assez d'heures, vu que je suis sensée remplacer les autres quand ils sont absents ou venir en renfort en cas de rush. Si seulement ce bar pouvait décoller et brasser plus de clients ! Je pourrais alors me rendre un peu plus indispensable...
Les cours de soutien de l'après-midi, c'était finalement une belle arnaque. La conseillère pour l'emploi du consulat m'avait vendu ça comme une activité régulière (3 à 4 heures chaque après-midi), payée forfaitairement entre 500 et 700 euros par mois (donc même si les plages horaires ne sont pas remplies), et mon niveau d'étude (maîtrise en communication, ouhlala, la classe !) faisait de moi une recrue indispensable pour donner des cours de Français avancé aux plus grands (lycéens). Finalement, rien de tout cela n'est vrai. J'ai eu un rendez-vous hier matin avec la nana de l'organisme de soutien scolaire et j'ai bien senti que je n'allais pas travailler de sitôt. Dès qu'elle aura des demandes des parents, si elles collent avec mes matières (par exemple si c'est de la physique c'est mort...), et si le domicile de la famille n'est pas trop loin du mien, alors elle me mettra en contact avec eux et je devrai moi-même négocier le tarif. En gros, c'est comme si je mettais une annonce à la boulangerie... Bonjour l'incertitude !
Du coup, j'ai décidé de relancer les boîtes que j'avais déjà contactées avant de m'installer. Je vais prospecter à mort, mettre des annonces partout (pour des cours... mais pitié, pas de baby sitting !). Et, si je vois que je ne fais pas plus d'heures au bar d'ici une semaine ou deux, j'irai me vendre dans un restaurant ou un café du coin.
Je n'ai pas le stress de me retrouver à la rue, car j'avais quand même prévu le coup en mettant de côté une forte somme d'argent en cas de coup dur. Cet argent me permet, théoriquement, de vivre 5 à 6 mois sans travailler (et sans trop claquer non plus). J'ai donc le temps de trouver quelque chose, surtout que je parlerai mieux l'italien et pourrai donc encore mieux me vendre. Aller, je me donne jusqu'à fin janvier pour trouver un taf qui paiera suffisamment ! A chaque fois que je me suis donné un délai pour faire quelque chose, ça a marché. Croisons les doigts, donc.
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