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Partie

Les niouzes d'une expatriée à Rome

Une affaire qui tombe à l'eau | 14 mars 2005

Sincèrement, j'étais à mille lieues de m'en douter. La semaine dernière, Tito du Wine Time m'a téléphonée pour m'annoncer que finalement je ne pourrais pas travailler dans son bar à vin. La nana qui assurait les services du midi et qui avait annoncé son départ imminent ne s'en va plus.
Elle reste, je dégage.
Au-delà du plaisir que j'avais de commencer un nouveau job et de travailler dans un endroit pareil, c'est la joie de me poser enfin qui se casse la figure.
Aller, on ne va pas baisser les bras ! J'imprime 50 CV et je reprends ma tournée.

Publié par sylviette à 14:25:26 dans Quelle galérienne quand même ! | Commentaires (1) |

Un dimanche dans le Trastevere | 14 mars 2005

Photo de Sylviette

Publié par sylviette à 14:15:44 dans Photos | Commentaires (1) |

L'impostrice (suite) | 14 mars 2005

Je peux aujourd'hui rajouter un nouveau métier à ma collection : prof ! Et oui, j'ai poussé l'imposture jusqu'à usurper une profession noble et sacrée.
Vendredi dernier, j'ai fait passer des examens de français à 18 lycéens d'un petit village de l'est de l'Italie. Bon, hormis le fait que j'ai dû me lever à 5h30 du matin, que je me suis tapé 5 heures de transport aller-retour et que j'ai du après enchaîner avec le bar, c'était vraiment une expérience formidable. La tête des jeunes, lorsqu'ils m'ont vue débarquer dans la salle d'examen !
Je n'avais évidemment jamais fait ça de ma vie. J'ai joué le jeu à fond, en m'efforçant d'adopter des attitudes de profs que j'avais eus quand j'étais au lycée et qui m'avaient plu à l'époque. Une véritable comédie en somme.
Les épreuves orales étaient particulièrement jubilatoires. J'ai vu défiler des filles et des garçons à peine plus jeunes que moi, terrorisés, balbutiant et s'excusant à chaque fausse note... Et moi, en face, faussement nonchalante et en même temps parfaitement crédible !
L'écrit aussi valait le détour. Je me suis rendue compte à quel point il était facile de voir les regards baladeurs sur la copie du voisin et les échanges de commentaire à voix basse. On était si peu discrets que cela à l'époque ? Le plus drôle (car il faut bien s'amuser du malheur des autres de temps en temps, surtout quand on l'a soi-même vécu...) était de leur faire peur sur le timing de l'examen. Pour les aider, mais aussi pour m'amuser, je leur faisais état tous les quarts d'heure du temps restant avant la fin de l'épreuve, tel un compte à rebours. Chaque fois un peu plus, je voyais leur visage défiguré par la panique et leur poignet d'activer à en faire fumer la copie. Quelle tortionnaire celle-là ! Et bien non. J'ai été particulièrement gentille et bienveillante, j'ai même eu droit à une ovation générale et un flot de remerciements de certains que j'avais mis un peu plus à l'aise.
C'était donc bien sympa, cette journée passée dans la peau d'un prof. Mais une chose est sûre : ce n'est pas un métier pour moi. Plus que des qualités et compétences particulières, cela demande une motivation et une passion certaines. Je commence à mieux comprendre la notion de vocation.

Publié par sylviette à 13:59:54 dans Ce que j'ai vu et qui tue | Commentaires (0) |