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Partie

Les niouzes d'une expatriée à Rome

La ronde des métiers… suite et fin ? | 12 mai 2005


On commençait à s'ennuyer sur ce blog. La dolce vità, la bouffe par ci, les balades par là... Pfff, à quand de nouvelles péripéties ? 

Et bien il y a quelques jours, je suis me suis rendue comme d'habitude chez les enfants pour l'éternelle aide aux devoirs de 5 à 7. Cette fois-ci, surprise : pas de cris de désespoirs, de gestes de rébellion ou de moue boudeuse... pas même un gosse en vue ! Ils étaient tous partis en week-ends avant l'heure (la chance !), et c'est le papa qui m'a ouvert.Je ne le vois quasiment jamais : c'est l'homme de l'ombre, le travailleur solitaire, celui qui fait tourner la machine, caché dans son immense bureau. Il dirige un quotidien régional italien, et travaille la plupart du temps de chez lui, dans un espace aménagé au sein de son immense demeure. Ses seules épaules suffisent à faire vivre sa femme et ses quatre enfants, à les pourvoir d'un niveau de vie très largement au-dessus de la moyenne et à faire tourner des biens immobiliers à travers l'Europe. Bref, c'est quelqu'un qui a bien mené sa barque, gagne un max de pognon, le fait fructifier intelligemment et qui, bien que ne la voyant pas souvent, consacre beaucoup d'attention (et d'argent) à sa famille.

Je le rencontre donc sur le pas de la porte, moi en jean T-shirt fluo baskets, lui en costume gris intimidant. Il se renseigne auprès de son personnel de maison, qui l'informe que les gosses sont partis (merci pour moi) et que l'enveloppe avec mon argent de la semaine m'attend sur la table dans l'entrée. Puis il commence à me faire la conversation.

Il me raconte qu'il est tombé sur mon CV, qu'il a ainsi découvert que j'étais diplômée du Celsa (école Ôooo combien prestigieuse...) et que j'avais bossé plusieurs années comme rédactrice. Puis il m'explique qu'il emploie une secrétaire qui se charge de la partie « journal », ainsi qu'une deuxième secrétaire qui, elle, s'occupe plutôt de la partie « famille ». Après 35 ans de bons et loyaux services, elle a exprimé le souhait de prendre sa retraite, alors lui, en panique, cherche quelqu'un pour la remplacer à la rentrée et. Et devinez à qui il a pensé... et oui, à ma bonne vieille pomme !

Ma première réaction a été de penser : « quelle plaie, ce n'est vraiment pas un job pour moi ». Veiller au budget de la famille, gérer les biens immobiliers, organiser les voyages et les vacances des parents comme des enfants, s'assurer que les contrats d'assurance et les visites médicales sont à bien à jour, que les employés sont payés et que toutes les questions matérielles sont réglées... Bref, un job d'intendante, au cœur de l'intimité d'une famille ; bonjour l'excitation au quotidien.D'un autre côté, et c'est une réflexion que j'ai eu après-coup, c'est peut-être une belle opportunité. Si ce type me propose de me donner comme ça les clés de sa maison, c'est que le travail que j'ai effectué auprès de ses enfants, ainsi que mes compétences sur le papier, lui ont donné envie de me faire confiance. Sachant que c'est une pointure dans le monde de la presse et que ce créneau m'intéresse, qui sait si un jour il ne me proposera pas quelque chose qui soit plus dans mes cordes ? En travaillant pour quelqu'un comme lui, je rencontrerai peut-être des journalistes, des rédacteurs, des photographes... De plus, le job proposé est à mi-temps, excepté deux après-midi travaillé, ce qui me laisserait tout le temps souhaité pour continuer mon petit train de profiteuse de vie. Un détail qui, pour moi, a son importance !

Après, il faut voir combien c'est payé... Si le salaire tient la route, en d'autres termes, s'il me permet de ne pas baisser voire d'augmenter mon niveau de vie actuel, j'aurais peut-être tout intérêt à signer. Et puis, mine de rien, je passerai d'un travail manuel de serveuse à un taf plus administratif, ce qui marquera une nouvelle étape dans ma fulgurante ascension professionnelle à Rome. Donc quand je verrai le papa de Pietro e Natalie, je lui en reparlerai.

Qui sait, je suis peut-être sur le point d'entamer l'une des expériences les plus enrichissantes de ma vie romaine.

Photo de Sylviette

Publié par sylviette à 21:09:06 dans Comment je m'y suis prise (et j'ai eu du pot !) | Commentaires (6) |

Un lundi à la mer | 12 mai 2005



Sperlonga est un petit village perché situé à 120 bornnes de Rome. J'ai pris ma journée au restaurant, j'ai simulé une grippe pour ne pas aller chez les enfants, et nous sommes partis à la mer.

Sur la plage : pas un chat, pas un bruit, juste un peu de vent.

J'ai encore les traces du maillots. Et je me suis baignée !



Photo de Sylviette

Publié par sylviette à 10:17:31 dans Ce que j'ai vu et qui tue | Commentaires (1) |