Après moult hésitations, je me décide enfin à appeler Monsieur N. (on va appeler ainsi le riche directeur de presse qui m'a proposé de bosser pour lui) afin de le relancer sur l'offre qu'il m'a faite le mois dernier. Petit rappel : il m'a proposé de devenir secrétaire de sa famille, à son domicile, à temps partiel et pour un bon salaire.
Du jour où j'ai cessé de m'occuper de ses gosses, ça remonte à trois semaines, je n'ai pas eu de nouvelles de lui. Il devait pourtant me donner une date pour entamer une semaine d'essai-formation en binôme avec son actuelle secrétaire.
Je prends donc aujourd'hui l'initiative de l'appeler, en me disant que, de toutes façons, ce n'est pas être lourde de le relancer, vu qu'à l'origine c'est quand même lui qui m'a sollicitée (rien demandé moi...).
Après deux tentatives je tombe sur lui, qui s'excuse de ne pas m'avoir rappelée (a perdu mon numéro), m'annonce que sa secrétaire a finalement décidé de reculer son départ en retraite d'une année supplémentaire, et donc que la proposition de job tombe à l'eau. Merci au revoir bonne soirée.
...
Et bien figurez-vous que la Sylviette, plutôt que sortir sa sempiternelle coquille d'oeuf et se lamenter sur son sort, et bien elle se dit qu'au fond c'est peut-être mieux ainsi. Un boulot qui ne m'aurait sans doute pas plu, exécuté jusqu'à présent par une bonne femme de 60 ans, dans le bureau d'une maison familiale, sans collègues ni contacts directs avec l'extérieur, ça ne faisait pas tant triper que ça.
Le plus drôle dans cette histoire, c'est que ce petit rebondissement a un peu balayé les idées floues de ma tête. Je sais mieux ce que je veux, et surtout ce que je ne veux pas.
Et me voilà gonflée à bloc, prête à chercher sérieusement un travail pour la rentrée.
Vous avez commenté (parfois)