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Partie

Les niouzes d'une expatriée à Rome

La triste réflexion du jour | 31 août 2005


Au regard de ma journée de boulot, je me dis que le monde du travail est parfois injuste et vicieux.

Ce n'est qu'un boulot de serveuse, mais finalement, ça reflète pas mal de choses sur les rapports chef/employé en général. 



Petit résumé : cette semaine j'ai repris du service, cette fois-ci avec un autre responsable. Ils sont trois associés, et celui avec lequel je bosse généralement est encore en vacances. J'ai pas mal de choses à lui reprocher, notamment sa froideur et sa distance avec moi (voir post du 1er juillet). Or d'un point de vue strictement professionnel, il est carré, correct, ce que j'apprécie beaucoup. Celui avec qui je travaille en ce moment, par contre, ce n'est pas du tout ça. Et en management c'est zéro. En gros, je bosse comme une chienne, sans pause, je gère aussi bien la salle que le bar (ce qui, je vous assure, demande une certaine habileté), je forme le nouveau cuistot, je réceptionne les commandes de bouffe et je signe les récépissés, je réponds au téléphone et fais le secrétariat du resto, je tiens la caisse, etc. Bref, je"porte" le resto pendant que le chef fume sa clope sur le trottoir d'en face, va faire du shopping dans la rue d'à côté ou bouffe dans son propre resto avec ses potes (qui viennent se faire rincer) sans en foutre une pour m'aider. En somme, il se comporte comme un client, ce qui selon moi n'est pas très pro.



J'en suis arrivée à la triste conclusion que plus on se défonce au travail, on essaie d'être à la hauteur d'une mission, on gagne la confiance de ses supérieurs, plus les gens en profitent comme des rapaces.

Si j'étais lente, gauche, moins dynamique, bref, moins efficace, je serais certainement plus respectée. Non pas qu'on me manque de respect d'un point de vue relationnel, mais disons qu'on se fout bien de ma gueule en me faisant faire un boulot de gérante tout en me considérant comme une simple serveuse payée au lance-pierre.



Après cette sublime réflexion, et après m'être bien énervée toute seule, je pense que je verrais différemment mes prochaines expériences à Rome. Ou alors en cas de débordement j'ouvrirai ma bouche, ça changera.


Photo de Sylviette

Publié par sylviette à 20:50:30 dans Quelle galérienne quand même ! | Commentaires (4) |

Au fait le boulot ? | 31 août 2005


Je n'ai reçu que très peu de réponses des candidatures spontanées que j'ai envoyées la semaine dernière. Et bien sûr elles sont négatives.


Je sais que ce n'est pas encore tout à fait la reprise, que beaucoup de boîtes sont encore en congés. N'empêche, j'ai comme un mauvais présentiment. Déjà que je ne me faisais pas d'illusions, là c'est carrément du pessimisme !



Ceci dit, j'ai une piste qui n'a rien à voir avec mes candidatures. Je devrais en savoir plus courant septembre, pour un démarrage en octobre. En gros, ce serait une activité à plein temps, sous contrat, payé à peu près correctement, et j'apprendrais un tas de chose. J'en parlerais quand j'aurais un peu plus de certitudes. Non pas que je veuille créer du suspense (je n'ai pas cette prétention !), mais je préfère être sûre avant de sortir le champagne. A suivre, donc. 

Publié par sylviette à 10:15:20 dans Quelle galérienne quand même ! | Commentaires (3) |