Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Partie

Les niouzes d'une expatriée à Rome

LE job de l’année | 25 septembre 2005

Je suis toute contente, j'ai décroché le boulot le plus sympa qui puisse exister. Jamais je n'aurais pu imaginer bifurquer sur une activité de ce genre, et pourtant, je ne rêve pas : je viens d'être engagée comme photographe en free lance.Bon, ça sera pas du grand art, de l'esthétisme léché ou de la créativité de première catégorie. Pour être plus précise, je vais photographier des participants lors de séminaires de coatching, afin de créer un diaporama qui leur sera remis comme cadeau souvenir. Un job facile, divertissant, et surtout très agréable : les stages auront lieu dans des domaines à la campagne, avec nuit en auberge rustique et bonnes bouffes à la clé. Pour couronner le tout, les missions seront super bien payées : avec le prochain séminaire, qui s'étalera sur deux jours, je me déchargerai d'un mois de loyer. Le détail sympa de toute cette histoire est que j'ai rencontré les dirigeants de cette boîte...en leur servant à manger au Bros ! En fait, leurs bureaux sont juste à côté du resto, et ils ont décidé un beau jour de venir manger chez moi. Ca leur a beaucoup plu, ils sont retournés plusieurs fois et nous avons sympathisé. Quand ils ont su mon parcours, ils m'ont tout de suite demandé si ça m'intéressait de bosser avec eux. Vous imaginez bien que je n'ai pas rechigné, nous nous sommes donc vu aujourd'hui pour en parler, et hop, me voilà engagée pour couvrir leur prochain séminaire !

Cela confirme ce que je pense de l'importance du relationnel dans la société italienne. Je me dis que j'ai de la chance d'avoir cette mentalité sociable, de parler facilement aux gens et de ne pas être trop timide. Parce qu'ici, il suffit parfois d'un sourire pour se créer de belles opportunités.

Publié par sylviette à 19:58:03 dans Comment je m'y suis prise (et j'ai eu du pot !) | Commentaires (9) |

Deux anniversaires, deux fêtes | 25 septembre 2005


En dépit de mon mal de dent, qui a fini par une visite aux urgences le vendredi matin, le week-end a pris une bonne tournure.


Vendredi soir, nous avons fêté l'anniversaire d'Alessandro. Vous savez, c'est le copain romain d'Elodie, la Française venue en Italie par amour pour lui. 

Alessandro compte beaucoup pour moi, notamment parce que c'est l'une des premières personnes que j'ai rencontrées à Rome, et le seul que je vois encore (les autres se sont bizarrement envolés dans la nature). Aussi parce qu'il n'a jamais hésité à me filer un coup de main quand j'étais dans la merde (par exemple en me prêtant de l'argent) ou quand je ne pouvais pas me déplacer (c'est lui qui a visité mon appartement à ma place, un samedi matin à l'aube, alors que j'étais encore en France). Bref, quelqu'un de profondément généreux et altruiste, à qui je dois beaucoup. 

Le dîner organisé par Elodie à son insu avait lieu dans un resto assez trash, mais tout le monde s'en fichait parce qu'Alessandro semblait heureux. Et ça suffisait largement.



Le lendemain, c'était au tour de Luigi de prendre un an de plus. Fête surprise était au programme, avec moi aux commandes pour créer toutes les diversions nécessaires au bon déroulement de la supercherie. 

Une fête surprise, ça n'a l'air de rien comme ça, et pourtant c'est un vrai casse-tête d'organisation ! Il faut récupérer les numéros de tous les amis de la victime, trouver le juste moment pour les appeler (ce qui n'est pas évident, quand on est souvent avec la victime), faire en sorte que personne ne crache le morceau mais que tout le monde ait une bonne excuse pour avoir autre chose à faire le soir de la fête, trouver des scénarios, etc. C'était rigolo car très gros : j'emmenais Luigi à un dîner en amoureux dans un endroit secret, tellement secret d'ailleurs que j'ai exigé qu'il ait les yeux bandés afin de ne pas voir le trajet, qui consistait en vérité à faire trois fois le tour de la rue avant d'aller chez la copine qui prêtait son appart, à 500 mètres de chez nous... Luigi a pourtant tout gobé, jusqu'au moment où monter à pied les cinq étages menant à l'appartement lui a paru un peu louche...

Quand il a ouvert les yeux, ses amis les plus proches l'attendaient là, et je crois que c'est l'un des plus beaux cadeaux que l'on puisse offrir à quelqu'un.


Photo de Sylviette

Publié par sylviette à 13:37:56 dans Chronique de la dolce vita | Commentaires (2) |