• Sincèrement, j'étais à mille lieues de m'en douter. La semaine dernière, Tito du Wine Time m'a téléphonée pour m'annoncer que finalement je ne pourrais pas travailler dans son bar à vin. La nana qui assurait les services du midi et qui avait annoncé son départ imminent ne s'en va plus.
    Elle reste, je dégage.
    Au-delà du plaisir que j'avais de commencer un nouveau job et de travailler dans un endroit pareil, c'est la joie de me poser enfin qui se casse la figure.
    Aller, on ne va pas baisser les bras ! J'imprime 50 CV et je reprends ma tournée.

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  • Luigi m'a emmenée à l'agence sanitaire locale (ASL) cet après-midi. Horaires d'ouverture annoncés au téléphone : 15h-16h. Et oui, il fallait s'y attendre !
    On y fonce, permis de séjour, carte d'identité et photo en poche, pour obtenir le fameux livret sanitaire qui m'ouvrira les portes des zincs et autres trattorie.
    On prend un ticket, comme à la sécu : numéro 30. On regarde le panneau lumineux : numéro 16... Après deux presque deux heures d'attente (car ils sont pas fous les médecins de l'Etat, ils ferment les portes tôt pour faire passer tout le monde avant l'heure réglementaire de fermeture des administrations !), c'est enfin mon tour. Je présente mes papiers, m'attendant à une visite médicale sommaire et à la délivrance immédiate du certificat. Et bien non ! Ils (car deux médecins valent mieux qu'un dans ces cas-là) me remettent un « compte courant », un petit papier faisant office de timbre fiscal, que je devrai présenter demain matin à la première heure dans un bureau de poste afin de régler ma participation à l'Etat.
    Puis rebelotte, je devrai me rendre à l'ASL munie du papier tamponné, attendre encore deux heures et demander -cette fois-ci pour de vrai- mon livret sanitaire. Heureusement que je suis dispo en journée et que j'ai du temps à perdre !
    Ceci dit je compte bien faire tout ça demain matin. Après j'ai rendez-vous à l'Alliance française, qui a du travail à me confier pour vendredi prochain. Ma mission (que je devrais accomplir avec mon acolyte Violaine) : jouer à la surveillante d'examen et faire passer quelques oraux à des étudiants en banlieue de Rome. Ca promet d'être drôle, surtout les oraux ! Espérons qu'on me briefera un minimum... De toutes façons m'en fous, c'est bien payé.
    Après ce rendez-vous je vais m'occuper des mômes. Un vrai moment de plaisir, ces deux heures quotidiennes ! Aujourd'hui, par exemple, Pietro m'a dégainé sa boîte de pâte à modeler. Une fois les devoirs expédiés, je me suis jetée dessus pour lui montrer de quoi j'étais capable. Une compétition effrénée a alors commencé entre nous deux. Elle s'est achevée par le forfait de mon partenaire, dérouté par tant de génie créatif...
    Ensuite, je dois filer au bar à vin, afin de décrocher ce job de serveuse qui me fait de l'œil depuis quelques jours. Si ça marche, je pourrai faire un métier que j'adore et j'en profiterai pour me faire la main sur la carte des vins. Ma vie pourrait alors friser la perfection...
    Enfin, j'attaquerai mon premier soir depuis longtemps au bar du théâtre. Je vais devenir une pro du jonglage.

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  • Petit rebondissement : Luigi m'a parlé d'un nouveau plan boulot bien plus intéressant que ce poste sous-payé au magasin de fringues. Il est allé hier soir dans un ennoteca (bar à vin) situé dans le centre près du Tibre. Il connaît le patron, qui lui a dit qu'il cherchait une serveuse pour assurer les services du midi, du lundi au vendredi. Vingt heures par semaine, à horaires ultra cool (de 11h30 à 15h30) pour un salaire de 550 euros par mois. Bien plus intéressant donc !
    Je suis allée y faire un saut ce midi pour déposer ma candidature, mais ledit patron n'étant pas là, j'y retournerai demain soir. Si ça marche, j'aurai exactement la vie que je voulais ! Grasses matinées tous les jours, et contacts humains à volonté !
    Si le gars de la boutique de fringues me rappelle, je lui dirai non. Même si je ne suis pas assurée de décrocher l'autre job. Il faut que j'apprenne à être un peu exigeante et à ne pas accepter systématiquement tout ce qu'on me propose, sous prétexte qu'il faut absolument que je trouve un travail !
    Par contre il est clair qu'il va falloir que je m'occupe de ce fichu carnet sanitaire, obligatoire en Italie pour tous ceux qui travaillent dans la restauration... Jusqu'à présent cette démarche a été synonyme d'échec (cf. billet du 25/01). Aller, je m'en occupe cet après-midi, sinon je ne le ferai jamais !

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  • L'entretien s'est très bien passé. Le type m'a posé plein de questions diverses pour voir si j'assurais en italien, et je crois bien l'avoir convaincu sur ce point... incroyable non ?
    A priori, que des points positifs : la boutique est petite et mignonne, le quartier extraordinaire (en plein centre, directement accessible en métro), les fringues me plaisent et l'ambiance a l'air cool. Pour couronner le tout, mes contraintes horaires ne leur posent pas de problème : je travaillerais de 10h à 16h, exactement ce que je cherchais ! J'attends un coup de fil pour commencer une période d'essai rémunérée. Ils ne me proposeront pas de contrat pour l'instant, mais ça peut se faire si je leur montre que je fais l'affaire. Alors, heureuse ?
    ... et bien pas tout à fait. Lorsque j'ai posé la question fatidique du salaire, il m'a répondu 600 euros par mois. Sur le coup je n'ai pas réagi. Une fois sortie, j'ai dégainé ma calculette. Travailler du lundi au samedi, soit 36 heures par semaine, et gagner... à peine 4000 francs ! Ca fait quatre euros de l'heure ! Au vol !
    C'est une étape importante de ma vie : je vais travailler autant qu'avant, quand j'étais en France, pour un salaire divisé par quatre.
    Je pensais pourtant avoir vu le pire avec mes précédents jobs : 5 euros de l'heure comme serveuse au Pastarito. Mais au moins j'avais mes deux jours de congés !
    Je vais donc me casser le cul et gagner une misère, comme la plupart des gens de cette ville. Pfff... Je fais quoi alors ?... Accepter la période d'essai, sacrifier mon prochain week-end et attendre de trouver mieux ?
    Oui ma fille, c'est comme ça que ça marche.

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  • Aujourd'hui, retournement de situation.
    Je suis allée au bureau, comme chaque matin depuis une semaine. Ce job m'ennuie depuis le début mais, prete à toute nouvelle expérience, j'avais décidé d'essayer quand même. Après tout on ne sait jamais : la fibre commerciale peut venir avec le temps et l'apprentissage.
    Je m'étais donné un mois pour cela... Finalement huit jours auront suffit pour que l'indicible vérité m'éclate à la figure : ce n'est pas un métier pour moi ! Ainsi, après une matinée de prospection téléphonique (à mon sens la pire activité qu'il m'ait été donné de faire dans toute ma vie, et je pèse mes mots !), j'ai pété les plombs et j'ai démissionné. Tant pis pour le salaire. J'ai beau me creuser la tête, je ne vois pas le moindre intérêt, plaisir ou avantage à faire ce genre de boulot.
    Me voilà donc depuis ce midi de retour dans le circuit des demandeurs d'emploi.

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